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Ce n'est pas une solution
Deux exemples
Conséquences

Le suicide n'est pas une délivrance

Le point de vue de Rudolf Steiner sur la question

De Franz Ackermann

Comme chaque action dans la vie, le suicide a des conséquences dans la vie après la mort, soit des répercussions jusque dans une prochaine vie terrestre. Ces suites ne sont pas à considérer comme des punitions, mais comme des conséquences à un acte. Le regard sur la destinée individuelle est aussi essentielle pour l'auteur d'un suicide.

A travers le suicide, l'être humain s'arrache à sa condition physique. Cette perte n'est pas vécue comme une libération mais comme une souffrance. Selon Steiner, „après la mort, l'être doit se „déshabituer“ à avoir un corps. La mort provoque dans un premier temps en lui, un immense sentiment de vide. Lors d'une mort violente ou d'un suicide, ces perceptions de vide, de soif et de brûlures sont encore plus horribles. Le corps astral* qui n'est pas préparé à vivre en dehors du corps physique, s'arrache avec douleur, alors que lors d'une mort naturelle, le corps astral a eu le temps de mûrir et se détache facilement. Lors d'une mort brutale indépendante de la volonté de la personne, ce détachement est moins douloureux que pour une personne qui se suicide.“

Rudolf Steiner poursuit: „Certains diront que celui qui est las de vivre ne tient plus à la l'existence, sinon il ne se la serait pas ôtée. Mais c'est une illusion: car celui qui  se suicide tient justement trop à la vie; comme elle ne lui apporte plus les joies habituelles, ou que quelque chose échoue, il choisit  alors la mort. C'est la raison pour laquelle la privation de son corps physique lui pèse tant.“

Le suicidé est-il entièrement livré à son destin? Ses proches peuvent-ils l'aider à atténuer ses souffrances? Rudolf Steiner a démontré au cours de plusieurs conférences, comment les vivants et les morts pouvaient se rencontrer, comment des actions pouvaient se dérouler de part et d'autre de ce seuil. Les morts peuvent être atteints par la force d'un sentiment profond, de souvenirs aimants, par la prière ou une méditation empreinte de pensées lumineuses. 

* Le corps astral est selon Rudolf Steiner le porteur des plaisirs et des douleurs, des émotions et ses sensations. C'est l'un des quatre corps, définis par l'anthroposophie.

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Franz Ackermann est président la Société anthroposophique suisse et dirige un home médicalisé dans le canton de Zurich.

 

 

www.medienbuero.ch | 03.07.09 
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